Monologue de Feughill

Ce que dit Flhumen Feughill, l’éditeur maudit, quand il se croit seul chez lui, un soir.
Enregistré par Nora, l’ultraordinateur miniaturisé et doué de conscience. Texte recopié et suivi d’une traduction « possible » en italiques.


Texte et traduction probable en italiques :

Shhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh…
Estrangel, dérives. Infinitive, dérives et retours.
{{{ }}}Longue respiration […]

Comme c’est étrange, ça va, ça vient. Je repars toujours à cette infinitude.

La Pschitterpute des angailes furrir infinitive, descompte la revache d’Urianafemme,
c’est sk’aillaguste.
Que j’escrachote. 13
!
Cette véhémente pute, de son repaire, use de tous ses atouts. Tout compte fait sa victoire me comble de plaisir,
c’est ma nature.
J’en bave. Super fun.

Le Coq! Son antonomiaque mercuriel moi, 5! ne déstêste personne, chheks haïsteste lll’crowde unt 13! d’jaknn purticalier. ‘J ferrail surgir hôtrelle facenoire de la Raceéreccion. D’Oriane Uriane flattercônerpute des engailes furror! Di-Ji ressambla liebloc, c’ouste vraie déflamacion, à l’Odieuteur fhôuh damne Dômaine nah meurce Naomi. Mielle Le Coq n’astrape nuhl Bondh. 4! parle laNoche Ahmed Flamme Shadew et mon sarong nirve coulhlave pu.
Mais ce Le Coq. L’opposé de mes énergies, quel con. Il ne hait personne, moi je déteste les gens en bloc. Et lui par-dessus tout. J’évoquerai un nouvel aspect noir de la Race élue. Oriane et ses énergies modernes, cette pute qui ramène le monde à son con vibreur me met en rage. Elle dit que je ressemble à l’éditeur de Demain ne meurt jamais, quelle vaste connerie. Chier! Le Coq n’a pas les qualités de 007. Il est minus. M.Shadow me parle la nuit et mon sang coule comme du pus.
[hhhhhhhhhh]
Oestrangel
! [shhhhhhh] Koll miy ô SZephirphacochère j’endanse cette bendelle dessillée, jus m’y ratourne.
- Unmrrphh
! Voyeurns, Scruufèèème scrrreuufème, la grondation / (crochitis crachotu) d’angleaise de gmôn esuckcès résine dans rap de courrive heurrrmmm glûûhh.

Ahhhhhh… / Trop étrange
[rage] Ils feraient mieux de m’appeler Superphacochère, j’adore cette BD. Je m’y retrouve. [Unmrrphh
!] Vous savez, la condition [crachotis divers, glaires exprimées] fondamentale de mon succès réside, [gorge raclée à diverses reprises], dans la rivière danse d’Elle [heurrrmmm glûûhh].

Lis Américons pansecroâ gaume je les sers. Aissos eméritaincains essen stylélément conazes. Onô servirh q’eeeee épure décenstruction. Flhumen Fhheuhhgill, huiletelle Ouest ‘mm 13! nom, portail hiss noise, ammoniaquel démoniaquel, contrerame de Le Coq 13e associoreur de fhilets scrofileux à calor tangerine à calor tangerine. 11! n’aille pas Mallaussie.
Ces imbéciles d’Américains croient que je les sers, ils sont tellement faciles à abuser. Temps venu je les détruirai. Flhumen Feughill tel est mon superbe nom. Un nom qui sonne comme un monde de démons alchymiques.
Encore que, Le Coq vu sous l’angle de saignements rougeâtres et chaud-puants ne soit pas mal non plus…

Mmm wharm sueur tangerunie? Nade estrangèle esse. 5! Cielle de camphre et Courre-être! 1!
Et kcesse l’Extasisbelledonne.
Danmapiel superficipeau ne desplace nulle miriir. J’Hécate des fylles de nuit, je me jus damner leurs yeuûxes. Allauber on les empote ensables.

Mmmm chaud jambon de ma sueur écrevisse. Normal! Banal! Si elle me frottepôlait avec chymiqueglace et laisse jaillir son ineffable essence de femme… Chier! Que cesse enfin cette torture désir qui me vient de cette plante vénéneuse. / Mes sens en alerte ne décèlent nulle approche de la mort… De nuit j’éclate dissèque des vierges, je jouis de ma damnation dans leur regard terrifié, à l’aube on les enterre dans le sable.
Es Autan que je me praie peur masses périodes, cefto mue éstranegellie.
Aure peau se fand, qui darwin d’eau rosâtres frissures saô ‘mmm carapince.
Badabangnnnnnboum Kdoumtiffneukrôsèmeitaffante
!
Tous ces rites que je m’offre dans mes angoisses, ce me reste étranger, je ne suis que peau qui mue et se fend, dyshidrose d’une passion rosâtre, fissures crevassées de mes ongles carapinces,
[bruit sémantique]
Cro dygiûtant me complie, ehemj’me filleperfecthonnerai ‘n 7 arts. d’Jébel Zébel! Nakra nanhitudelle Anapoli saperpoli papesse à pouilles! Hhhannn!
je dois me féminiser, m’épanouir grandit, Démon, démone donnez-moi son aspect, [rugissement, cris, tonnerre verbal, horreurs intraducibles]
Kennen skaillaguste? Fabulaprétention, m’aime PariDieu n’potent à ça. Ja n’ai éstzu dicrud kh’âne fois avec exadécimactisude. Paf Scrômphule mi maystre dans losses huîtres do Laburint’O. Oriane elle infinitive. Nacrevisse aile. Su sperfection m’outrerace assai, me guste. Los del rey Pendragonestablik obelisquent à facilUrianaflamme. Nadacrevissetelle Orgianne, sue sperfection auterrace komme me gouste. PariDieu que n’exist nullôtre fatual potentiel de nid. Cerfitude los inhabitent.
Savez-vous seulement ce qu’est ma jouissance essentielle? Cette prétentieuse fabuleuse m’aimera même de force. Je n’ai été connu qu’une fois avec vérité dans ma sueur. Par Sromfule, mon maître chez les mollusques du labyrinthe. Oriane, elle, est infiniment désirable. Oriane elle infinitive. Mais elle n’est pas de ma race. Sa perfection me terrasse et m’emplit d’une joie masochiste. Même les Seigneurs de légende baissent les yeux devant cette terrible grâce. jamais elle n’acceptera ma nouvelle nature, sa perfection m’attire comme me terrasse, et j’aime ça. Hélas, les probabilités majeures montrent que je n’ai aucune chance de la posséder. Des certitudes se présentent
Bèrrre you soy creep. Im crèïpe y crirrouleur. Crei quien rouleboule en despoitrail, gorgedévale comolodelle Tyrexmayor, je Creeepingchose précisentielle et moi descompte
Mais je reste chose rampante. Ma gluante nature crie de désespoir. Que ne puis-je pousser le cri terrifiant, rouleur de gorge du Tyrex, moi l’abomination de précise essence face à ce dilemme.
Al revache d’Oriagane,
fammeUhranus spermaffecccion,
frameuse famelleflammeALune, NicolUniaporte
La revanche d’Oriane,
femme forte et fécondable de ces temps modernes, femme flamme qui me consume et m’interdit l’accès de son vagin

sub solipsisme courrêtre Infinitive.
Oestrangèle
! J’erra pondro flameux cucktail scrœfellieux, desse tipo Bimbolanganellesutsummariensturm;
Cette nom de Dieu de Déesse caresse. J’vais lui faire un verre à ma façon, moi! Longues jambes Bimbozes tempête de Maries
J’hessa prodelluire lâ cucktavy scrofeleugeny hay
! Presseray Soho masses-pumpols conne dure l’extrait dos bassores estivahl. Çû genrud donc poissons qu’hane’atyrnburne haaax craâturohs lampantes.
Lui pondrai un scrofuleux coquetèle du style Bimbo, y presserai mes pimpels à pus, ainsi qu’extrait de poubelles d’été à cette conne sans merci, ce jus qui dégoûterait même un grand poisson noir d’être des marines abysses.
Die creiiïps. Aberre tel jeur Lalo feral bxire. Et achh swoush Auchie.
Les crîîîppes, ah les crîîîppes, dites-leur qu’un jour je ferai pire que ça et vous aussi;
En défunative, c’st' toujours mmmderrrhahim qaille gagne. Fou, vous n’avez bâle étangle. Voshes, vous n’pavez pas le temps.
En fin de compte c’est toujours le sage d’Abdèrrr'e qu’elle écaille. Vous, vous n’avez pas le temps du désir. Vous n’habitez pas le durée.
En defunativ, c’is toujours
Moivermeil quaill saigne.
Eot
En définitive c’est toujours mon argent merveille qui saigne.

Discours de LeCoq à l'Académie française

Discours de Jacques Le Coq à l’Académie française :

- Mesdames, Mesdemoiselles, gentilles et furieuses, humbles servantes et grandes prêtresses, emmerdeuses et emmerderesses, passantes et destins, compagnes et maîtresses, sans oublier bien sûr Mesdames et Mesdemoiselles les titres oubliés, débutai-je, vous n’ignorez pas ce qui vient de m’arriver. Je termine la traversée d’un quartier de Paris, obéissant à une attraction fatale que j’ai la faiblesse de croire naturelle, bonne et indispensable, et ce simple parcours m’a fait rencontrer le Diable — ou celui qui se fait passer pour lui — m’a rendu poète, pèlerin, verbeux, obscène et pornographe, voyageur, amoureux en quête et comme toujours déjoueur de complots. Avouez avec moi que c’est beaucoup pour ma truffe simple et honnête. Qu’importe, je suis prêt, je me soumets à votre jugement, je vais vous parler des culs. Des vôtres en l’occurrence.
J’ai toujours dit et écrit qu’être femme c’est appartenir à une race et qu’être homme est une singularité. Que vous êtes plurielles et que nous sommes non seulement singuliers mais également isolés dans nos «
mois». Je ne vais pas ce soir et devant vous changer d’opinion. Avec un peu de chance, cette pensée me servira à vous parler de vos culs avec décence, sport qui n’a jamais été facile dans la mesure où il a été pratiqué. On dit de vos yeux qu’ils sont le miroir de vos âmes. Je ne puis en dire autant de vos culs. Ce n’est pas en les sondant que moi et les autres allons connaître vos âmes, leur partie éthérique du moins. Quelle est donc la quintessentielle signification de ces pommes fondamentales? Avant de tenter d’en dire quelque chose autorisez-moi deux petites digressions.

Il est bien paradoxal que je sois choisi pour faire l’apologie des culs, moi qui jugeais vulgaire que mes amis en parlent et qui ne me fascine que pour leurs élégants prolongements à vos jambes. J’ai adoré des cuisses, des mollets et des démarches, des pieds innombrables, de la cheville aux orteils, mais je n’ai jamais fait partie de cette tranche de mes excellents confrères les hommes qui vous dévisagent a posteriori — passez-moi l’expression — et bâtissent leurs stratégies sur la rondeur de vos fesses, la fermeté de leurs muscles, ces pommes, ces balançoires, ces deux planètes qui gravitent l’une à côté de l’autre, ce n’est pas mon approche, ma démarche ni même mon truc. Je suis donc un atypique et je vous prie de me juger en tant que tel.
Une autre chose me choque. C’est ce que j’appelle «
l’effet mode». Cette dictature, qui récemment s’est fort développé, et qui veut que toute femme soit belle, aux normes, conforme, désirable, maigre et grande, jeune et dynamique, tendance et mode. Il me semble que nous n’aimons plus les jeunes, que nous aimons le «jeunisme». Les media qui nous en parlent et en particulier les revues dites de mode — des pages qui se vendent bien — sont parvenues à mon avis à parachever leur processus de déréalisation et à créer un univers virtuel où nous vivons les uns et les autres ainsi que des frontières desquelles nous avons relativement perdu conscience. On ne sait pas quand on est dans le monde des femmes tendances — je dirais plus volontiers femmes fantasmes mais ça se fait rare et c’est un autre débat — et on ignore la manière soit de les faire descendre dans nos quotidiens soit de grimper dans leurs Olympes supérieurement artificiels. Je vois que je vous étonne avec cette digression, je vais donc vous en expliquer la raison. Je vis dans un univers dont les femmes sont l’élément le plus basique et le plus constitutif. La femme est à mon univers ce que la molécule d’hydrogène est au Cosmos. Tout se construit à partir d’elle. Mais aussitôt naît une embarrassante question à Qui est la femme? On me reproche de n’en connaître que d’exceptionnelles, des grands caractères, des destins et au minimum de grandes beautés. J’évolue à l’évidence dans un monde de fiction qui a gommé les grosses, les moches, les «mal dans leur peau», les frustrées, les acides et les mal baisées, les délaissées et les sans grâces ni qualités. J’en tombe d’accord, un tel univers n’existe que dans «l’effet mode» et pour rien au monde je ne voudrais être assimilé à ce que je combats avec assiduité. Oriane et Josefina, pour ne citer qu’elles, sont des femmes hors du commun, Laura, Dagmar et Tsorne sont de méchantes héroïnes, de nouvelles furieuses, dont les actes sont explicables; Barbara est une arriviste mais de talent et je n’ai pas peuplé mes récits de nombreux caractères féminins très secondaires. D’ailleurs, à part la mère Angot, qui ferait ça? On pourrait dire que les femmes de mes récits sont les Rastignacs des temps modernes. Au fameux «A nous deux Paris!» succède l’actuel défi féminin qui exige de nous un grand travail d’adaptation à remplacez Rastignac par amazone et Paris par «espèce masculine» et le problème est posé. Mais la guerre des sexes m’indiffère un peu‑; les femmes que j’ai connues ne m’ont jamais mis dans le rôle d’un agresseur et je ne suis, de ce point de vue, qu’un mauvais témoin. Suis-je sexiste? Je ne sais pas, je ne crois pas. Je crois plus simplement appartenir à l’espèce des hommes imaginants dont la fonction semble être d’embellir toute femme quand ils tombent en relation d’amour avec elle. D’embellir ou plus simplement de la «voir». J’ai souhaité vous en dire deux mots car la marge entre l’univers d’un homme imaginant et celui de «l’effet mode» est extrêmement ténue et beaucoup d’entre vous pourraient être tentées de confondre l’un avec l’autre.

Au point où nous en sommes, je puis bien vous le dire, vous n’existez que dans ce livre que j’écris. Hélas
! — et bonheur — la réciproque est vraie, je n’existe que par vous, vous êtes fâcheusement universelles, on vous a consacré trop de romans, trop de poèmes et trop de savantes sottises. Ce sera donc, entre nous, l’équilibre non de la terreur mais du désir et, je l’espère, du bonheur, encore que ce mot ne soit — de par son excès d’impermanence, trop effrayant.
Vous connaissez mon impertinence mais quelle est ma pertinence
? Mes livres vous en donnent une idée: je ne suis jamais à ma place. Isaac Laquedeem comparé à moi est un imposteur, je serais beaucoup plus digne que lui d’incarner le mythe du Juif Errant. Du chasseur en errance. Cela me confère-t-il une meilleure vue sur vos personnes? À l’ancienneté peut-être, mais je suis résolu à rester modeste, vous me l’avez enseigné. Je garderai donc mes provocations de coq pour d’autres occasions qui ne me feront point défaut. Je resterai modeste mais critique. Vous n’êtes pas toujours simples encore que par nature vous le soyez plus que nous. Vous aimez jouer des rôles contradictoires et, par exemple, je vais éviter de vous parler de vos yeux, de vos voix et peut-être même de vos chevelures, c’est un truc à se faire jeter, je l’ai constaté souvent. Vous ne nous facilitez pas toujours les choses, sachez-le. Quand nous vous adressons du sexuel pur — et dur je l’espère pour nous — vous exigez du romantique et cela se ramène souvent à des platitudes à l’eau de rose‑; quand nous vous abordons avec poésie vous ne manquez jamais l’occasion de nous décocher l’une de vos flèches fatales résumant nos entreprises à l’approche de ce cul fondamental que nous avons la goujaterie de paraître ignorer, mettre au second plan et dont nous avons eu l’infortune de ne pas oser vous parler en direct. Je vous rassure, nous jouons votre jeu avec plaisir, du moins ceux d’entre nous qui en comprennent les règles. Parler de vos culs? J’y viens, et ce sera probablement moins long que mes préambules.
Vous me demandez somme toute de donner à Dieu un cours de théologie. C’est assez dans mes cordes mais les chances d’y mettre du sens sont faibles. Qu’importe, allons-y
!

Avant que de traiter de vos culs, d’y entrer en matière si je puis ainsi dire, me sera-t-il permis d’exorciser une crainte très personnelle, une hantise stupide, une obsession récurrente
? J’aimerais ouvrir une parenthèse sur une chose qui me fascine et m’inquiète — mais qui se vérifie — la montée des furieuses. Vous me direz qu’elles ont existé de tout temps! Les Parques, les Erinyes, Méduse, Gorgonne, les trois sorcières, les méchantes fées et tout ce que nous avons mis dans la légende. Je crois qu’il existe aujourd’hui quelque chose de plus que les Mères terribles ou les grandes colères de la race des femmes. Je ne suis ni historien, ni sociologue ni sexologue, je vais simplement vous dire ce que j’ai vu et ce que je sens. Vous savez déjà ce qui m’est arrivé avec Dagmar et Tsorne entre autres, ces femmes n’étaient pas uniques. Il existe aujourd’hui une variété mutante de la femme et je n’aime pas penser qu’elle ressemble à l’abeille tueuse. Pourtant j’ai dû en affronter deux en peu de temps. Avant que ces choses ne se passent je m’étais aperçu de l’existence de la nouvelle furieuse, dans la publicité par exemple. On nous y montre des méprisantes et des fâchées, des boudeuses et des allantes dont la cadence est irrattrapable. Ne s’agirait-il, pour les apprentis sorciers des labos iconiques, que de créer l’objet du désir? J’ai noté la venue, en nombre croissant, d’images de femmes qui, les yeux écarquillés, les sourcils levés, la crinière secouée, crient quelque chose avec colère. Mais que disent-elles? À qui parlent-elles? Je l’ignore. Les chimistes de la pub ont probablement décelé l’impact de ce message et ils l’utilisent sans aucun discernement. Condamnée à vendre, cette machine infernale puise dans le mythe sans savoir ce qu’elle manie, il serait inexact de penser que ses messages restent sans effet. La furieuse n’a rien à voir avec la femme dominante du sadomasochisme, c’est une race récente, pas une pratique. Que veut-elle? Le pouvoir? Ramener les hommes au rang de purs géniteurs? Nous connaissons quelques textes et témoignages là-dessus. Mais je ne pourrais jamais imaginer qu’une Valérie Solanas puisse parler en votre nom. À mon avis il s’agit d’un excès de vitesse et d’élan. Je crois que la succession de Marie, femme fondamentale porteuse de toutes les vertus classiques que lui a prêté le système patriarcal est un héritage trop lourd pour la femme moderne. Les féministes nous l’ont assez dit! Je crois aussi que nous les hommes, nous sommes entrés les premiers dans le jeu de la violence et de la corruption en ignorant cette modératrice divine qu’est la femme. Vous le savez, je l’ai dit et écrit, la femme doit être celle qui harmonise la violence masculine. Il semble pourtant que j’aie tort, qu’elles suivent nos traces, qu’elles s’intègrent à ce que l’on nomme hypocritement le système et qui n’est qu’un grand et atroce ensemble de mensonges, de convoitises et de coercitions. Je vois que des femmes nouvelles apparaissent et qu’elles rejettent en bloc nos anciens critères. Nous nous trouvons probablement confrontés à un effet de retour, les forces qui les ont contenues pendant tant de siècles les projettent aujourd’hui plus loin qu’elles ne pensaient aller. Je reste optimiste, je pense que le féminin est indestructible. Je crains simplement que — pour un temps — il ne soit pas indéformable. Il reste une autre vision, celle de Castaneda, de Baudelaire et de quelques initiés. Elle est effrayante, elle dit que — sous les apparences — vous êtes des assemblages d’énergie proprement monstrueux. Je préfère ne pas en parler ici.
Tout ce qui précède est sans doute de peu d’importance et n’engage que moi, je reviens à vos fesses, j’essaierai de m’en montrer digne. Et, entre nous, d’en être à la hauteur.

Je ne discerne pas la lumière de vos âmes en dévisageant vos culs, sournoisement, franchement, de face, de pile ou de travers. Mais je parviens à quelque chose d’émouvant — et en usant de ce terme je vous donne involontairement le mot de la fin — vos culs ont à voir avec l’espace. Avec les spasmes aussi mais ce n’est qu’une assonance. Ils traitent de l’espace et je serais tenté de dire qu’ils sont la partie dense de vos corps. Centrale, de gravité, très dense comme une étoile repliée sur elle-même. Cela expliquerait probablement pourquoi vous êtes souvent, à 180
0 du dévisager, «défessagées» à ce niveau, que ce n’est ni méprisant ni insultant mais noble et nécessaire. Mises à part des extases vulgaires aucun d’entre nous n’a grand-chose à dire de vos culs. Mais avez-vous déjà constaté qu’ils ne sont beaux qu’en mouvement? De ce point de vue vous avez quelque chose en commun avec le cheval et nous devrons certes déplorer que vous ne soyez point la plus noble conquête de l’homme, qu’en réalité ce soit l’inverse. D’un cheval on dit qu’il a un beau carré et, par extension un beau cul pommelé. Musclé, paradeur et évident. Ce carré est, comme vos pommes, paradeur et séducteur. Il est même puissant mais ce n’est que dans le mouvement qu’il transmet sa perfection, comme vous autres. Certes beaucoup d’excellents peintres et d’innombrables photographes en ont fait le portrait, l’Académie est un art doublé d’une science. Mais le figer revient à le tuer. On rendra plus aisément un sourire — qui peut avoir quelque chose de statique — que la beauté d’un cul qui, essentiellement, est un moteur. Pas de Mona Lisa dans vos culottes, j’en reste certain. Votre cul est un moteur et un courbeur. Courbeur d’espace et de désirs. J’ai tant fois cité Baudelaire à ce sujet que je ne vous ferai pas l’insulte de récidiver.

Et après
? Musique! dirais-je. Vos culs ne sont pas musicaux mais ils traduisent à merveille la musique. Sur un plan un peu abstrait je dirais qu’ils sont sinusoïdaux car fondamentaux. C’est de la physique du son et ça n’est pas pour tout le monde. Mais je m’en fous, je dis ce que j’ai à dire. Car l’analyse de Fourier peut se révéler être une bonne méthode de vous connaître. En effet, si vos culs sont des sinusoïdes — peu importent leurs fréquences — nous en sommes certainement le timbre par l’ajout de nos désirs. Nos désirs sont des harmoniques et vos culs nous rendent le plus souvent timbrés! Sagesse des mots, acceptez cette hypothèse ou asseyez-vous dessus, dans les deux cas le résultat sera le même. Puisque nous parlons de musique je trouve ici l’occasion de vous communiquer mes choix, de décerner mes palmes. Leurs mérites n’étant mis sur la place publique que récemment, les danses anciennes, en Occident du moins, n’ont guère rendu à vos culs l’hommage qu’ils méritent. Quels qu’ils soient, musclés, avantageux, un peu détendus ou rassemblés comme des pommes d’éphèbes, vos culs me paraissent avoir une origine africaine et ils s’entendent à merveille à reconnaître les bonnes musiques d’espace. Je me sens obligé de vous refaire mon speech sur les culs et la musique, c’est mon côté pion, pardonnez-moi! Je skippe menuet, valse, tango, rock et jazz pour en venir à ces expressions musicales qui délaissent la mélodie ou les combinaisons de mélodies pour privilégier le rythme. Et surtout le rythme obstiné, l’ostinato. Un cul c’est obstiné par nature. Le jazz vous avait ouvert les portes d’un domaine d’expression que vous n’aviez guère que dans le lit auparavant. Mais le jazz c’est bien trop général, ça mettait en valeur vos jambes et tout ce que votre corps et en particulier vos culs avaient de gracieux et de fondamental à nous dire. Il leur fallait, à ces ronde-bosse, des musiques plus impulsantes, plus hypnotisantes qui sait? et mis à part les battements que l’on dit phalliques des tams-tams dans les forêts d’Afrique — ce n’est qu’un poncif pardonnez moi — c’est à ma connaissance au Brésil qu’on a réalisé les seules musiques qui conviennent au centre de votre corps, j’ai nommé la samba. Vos culs sont plus ternaires que binaires. Relisez le chapitre «La Musica», il s’y dit quelque chose de tout ça. Quand vous dansez de la transe, de la tribal ou même ce fameux Orian’s beat qui, récemment, a fait la fortune d’un jeune DDJ, vous déplacez vos fondements avec puissance et imagination. Mais deux points ne définissent jamais qu’une droite et, à mon avis, la samba, avec son aspect ternaire, est seule à même de vous donner accès à la courbure de l’espace. De l’espace et de l’espèce car c’est ainsi que vous régnez, j’en suis fort conscient.
Sur le plan philosophique j’ai tout à vous dire, aussi me tairai-je. Une petite chose éventuellement, vos culs ne sont pas raisonnables au sens de Spinoza, à qui il arriva d’être fort tourmenté par eux, soit dit en passant. La raison, pour lui, c’est la connaissance des causes. Dans le cas de vos culs, Mesdames, il est devenu urgent d’être moderne et d’inverser cette proposition. Vos culs devraient être raisonnables en pratiquant la connaissance de leurs effets et non plus de leurs causes. Mais l’histoire universelle des culs, et la toute récente — dans laquelle j’ai tenu ma partie comme j’ai pu — me persuade que vos culs, en effet, n’ont aucune idée des effets qu’ils causent. C’est pourquoi je ne souhaite pas développer plus avant une philosophie du cul, un titre qui sonne ferme et haut sans aucun doute, mais qui pour un rien donne naissance à ces forces génésiques bestiales que la philosophie, de mèche avec la religion, s’était efforcée de contenir.

Un peu de topologie maintenant car une question se pose à où commence et où s’arrête un cul
? Il nous faut dire quelques mots de’insécable. C’est fort délicat et vous le savez. Pour l’homme sans qualités un cul n’est que l’entourage d’un trou. Nous n’allons pas gloser de l’obscur, il est suffisamment présent en ce monde. Pour un poète ce cul est le centre dense d’une démarche et d’une danse. J’ai remarqué au Mexique, et je l’ai raconté il y a quelque temps, qu’une femme avait fait taire les conversations d’une très grande assemblée rien qu’en marchant, en faisant bouger l’espace. De face ce n’était pas ses fesses, c’étaient ses hanches et de fesse c’était son cul qui parachevait le travail. Alors quoi? Les hanches avec le cul? Mais les cuisses? Cette partie merveilleuse que nous dévoilaient dans l’après guerre les porte-jarretelles et les bas, le haut des cuisses en tant que puissantes colonnes du temple, s’agit-il d’une partie du cul? Eh bien, nous ne nous sommes certainement pas réunis pour faire de la vivisection que je le sache, et je vous livre ce qui sera ma formule du cul d’une femme à «une machine insécable à émouvoir l’espace par la pratique d’une modulation signifiante de ce dernier.»
Signifiante de quoi
? De la reproduction sans aucun doute. Mais notre espèce a vieilli et à défaut de se stabiliser à développé quelques qualités. Je postule que le mouvement fondamental de cette horloge des désirs qu’est votre cul n’est autre que le résultat d’une onde poétique. Il faut bien qu’il en soit ainsi sinon nous n’aurions jamais développé cette merveilleuse faculté de dire autant de choses aussi belles qu’inutiles à propos de cette paire de rondeurs. Toute la littérature — à peu de choses près — s’y trouve. La religion les ignore mais on leur rend d’innombrables cultes parfois occultes et même la finance à tenté de les célébrer en créant à leur nom une nouvelle monnaie, l’ECU, dont le destin fut — hélas — infiniment plus éphémère que celui qu’accorde l’Éternel à vos rondeurs dont on découvre à peine, maintenant, qu’elles sont le siège de toutes choses. J’hasarderai une dernière hypothèse, celle qui tendra à démontrer que cette fameuse modulation signifiante permet aux culs de faire fonctionner leurs Trans-spasmes et — pourquoi ne pas le dire? — leurs Transpaces en tant que machines à nous faire voyager, nous projeter haut et loin. Vous seriez ainsi les une et les autres plus ou moins conscientes de cette fonctionnalité de tour opérateur qu’est votre corps, de ce rôle d’agences instantanées traitant l’espace comme un mélange de glaise et de devenir, de votre grand aiguillage central par lequel en définitive tout passe et se produit. Je suppose qu’il n’est pas facile de gérer tant de pouvoir et c’est peut-être la raison pour laquelle votre nature vous porte à l’insouciance, la frivolité et l’usage du présent, par lequel vous méritez d’êtres «bêtes», d’accéder un peu plus que nous à ce petit coin de paradis dont nous discourons beaucoup mais que nous ne savons pas habiter autrement qu’en le nommant «épaisseur du présent» alors qu’il serait plus juste de le nommer désir, frustration, impuissance, cupidité et encore «formidable coup de pied au cul», celui qu’Il nous a donné quand nous avons déconné en Eden.
C’est tout, je m’en tiendrai à cette formulation générale de l’é-mouvance dont je vous rappelle une dernière fois les termes, votre cul, Mesdames, est cette «
machine insécable à émouvoir l’espace par la pratique d’une modulation bio signifiante de ce dernier.» J’ai ajouté trois lettres, vous l’avez remarqué. Car il est notoire que dans ces voyages que nous y accomplissons nous ramenons souvent d’autres images de nous. Nos enfants.

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De la vivisection amoureuse

De la vivisection amoureuse


(humpty dumpty minute)


Les voyantes subissent plus de déplacements vers le bas que les voyants. Mais elles sont capables de sortir en trombe de cette position sans aucun effort alors que les hommes s’y attardent dangereusement.
Carlos Castaneda
(El fuego interior)

La veille de cette nuit de jugement, André-François, qui ne participait en rien à ce drame, s’était offert une fantaisie. Rien de bien méchant. Juste un fantasme de mec, genre
Silence des agneaux, version soft. Il avait acheté un corps de femme sur Internet. En latex. À enfiler. Il avait trouvé ça sur www.maskon.com, le travail d’un japonais. Il avait longuement hésité entre le crossdressing fun with lycra, rubber masks, and boots - les bottes étaient tentantes - pour finalement opter pour un one piece latex bodysuit with an attached young woman mask. Le tout chez lui en 24 heures par Fedex.
Il en fit timidement part à Mirabelle qui en rit aux éclats. Puis, sans transition, lui demanda de se libérer pour la soirée. Sans discuter.
- C’est très, très, très beaucoup bien, lui dit-elle en franglais d’un air entendu, mais puisque tu t’es engagé dans cette voie il te va falloir assumer. Je viendrai ce soir pour une séance ircha spéciale de transnavigation sexuelle, à vingt-deux heures. Sois prêt.
- De quoi as-tu peur ? se moqua-t-elle. Tu n’es même pas attaché. Aimerais-tu l’être ? Ça me gênerait. Je vais réaliser ton petit désir, en coupant, ici et là, un petit bout de ta peau de femme. Pour te permettre d’andronaître. Et ne te préoccupes pas de mon vernaculaire, ces choses-là me rendent… changeante.
Mirabulle était simple et ternure mais, sans savoir pourquoi, André-François réalisa que la moindre hauteposition de sa part lui vaudrait une magistrale paire de gifles. Voire un défilé tempétueux de baffes. Il se détendit. C’était comme ça, il n’y avait rien à faire. Les femmes giflent, elles sont douées pour ça et, quand elles s’y mettent, mieux vaut faire profil bas et laisser passer la touramouramente. On avait même vu des hommes y prendre goût et se mettre à voler.
Avec sa blouse asymétrique rouge sang, plus basse à l’épaule gauche, sa jupe midi, deux minces bretelles noires sur les épaules et ses bras nus, Mirabelle était à croquer. Elle activa son pouvoir de voyante et se mit à l’ouvrage.
- Les sorcières s’expriment en septembre, entama-t-elle. Nautique, bien sous-tendre l’oneille interne.
Elle obtenait ses meilleurs résultats avec sa voix. Avec une voix pareille, rien qu’en lisant le bottin du téléphone elle eut mit en extase une armée de carburateurs. Elle découpa une petite fenêtre dans le dos, une chair blancpool massenculinée apparut, elle l’anvoûretarduisit prestamargue d’un onguent chinois amiovalent : chaud égale foi, froid égale show.
- Baume du tigre ? s’enquit le supplicié.
- Mars c’est poivre ! dit-elle d’une voix forte latériritée. Tu contrebandes comme un acateur de cinémamelle, comme un fol ou un soldache, un grand Aliboronche en tous les caches, je mirevoyelle descartes, ne cesshulule plus.
Il voulut parler mais elle le bâillonna de son pied. Une technique courante chez les flammes d’antérieur.
Quand elle frôla le nerf sciatopoètique nervuré latéral il se tendit à l’extrême. Son corpuelle de tigrebond était chamaraprêt à contrefouler l’inconvénient femelle. D’un cœur hémi-demi-semi marétranquille. Allongée, bandée inverse, femme-odalisque, la tête reposée sur son bras gauche, Mirabelle décrochetitilla en douceur les sourcevières des androflammalunes, le fammale braquedésirandre masculin. Et se prit à rêveillhonnir du Clan des nubilocierges où, à l’époque de Justinien Marquez, les tiercefemmes se disflagellaient le long de nonchalabondante élégaussie. On ne devrait antrehennir aucun commerce avec les carburathommes, pensa-t-elle. Mais ses sandales scandales de sablefoule produisaient toujours leur aphex.
Elle retira son pied pour attaquer la région pelvienne.
- Hônchhe ! Merci, fit le condompote qui s’éclarcita l’âpregorge.
C’était glisseriner fausse portanote. Il se retrouva dardanelle en train de bouchemordiller un escarpin, un esmarcaspone contrepointu, tastesel de piedofille, le scalpel s’affairait à détourer sa nouvelle undéfiféminitude.
- On ne barbille pas durant une cérévoniasque de transapparence, le tança Mirtabelle. On se mutetait. On sourdinilence ! Mâchouille ! Comme ça tu ne me dérangemerderas plus. Mordille, lendentille, demain hallaube ou plutarque tu m’en achèteras d’autrevifs à lassos chevillés. Beaucoup d’autres. Elle vérifia la dureté du membre viral, ses éclaprunelles sursibrillèrent de mouletentafélice. Cette vieille recette chinoise allait peut-être satisfonctionarer. Elle retira la peau du bassin avec précaution, laissant une zestezone de progestection hallatourpise anglegélique du membre pointérecté.
- C’est bien, k’homme charivagland, glissa-t-elle dans un souffle. Depierrenerve car je dois te remonter, sorcebruche basse, moi.
Lui, veinules distendues, de sa forge intérieure, suivait la femme chevalfoulée, brillante dans son terrible éclat.
- On décéderasandre à la clavecavevicule, j’y conserve enterritude mammûre folie. Avril c’est grande fenêtre et Mai, rire de la promise.
C’était impressionnant de voir à quel point une tonalité de voix et quelques mots pouvaient faire sortir les hommes d’eux-mêmes. Mais cuidades : surtout pas leur esperme escondidole. La résidésirait l’interdiscipline. Le but - tataramasturgelclairdebigbadaboumtaistoisuimoijelabelgeincarneladuralexsedbaséepshiiit - était de les fermemaingarder au ventesommet d’altaigritude pour quarante-deux veillées hantières puis de les chiffemanjouiller.
Il hurla de bonheur, elle avait trouvé et dégagé l’étui de son radoufleur inversé. Absinthe de compassionelle elle compuesta le code immémorant.
- Juin c’est vidangel grande et Juillet séminales courges brûlées.

On dit qu’il suffit de s’éloigner assez de la vie pour risquer de ne jamais revenir, pour s’égarer du vivant. Le surfeur de bonheur prenait ce grisque.

Conscientuelle du frôlepéligre elle lui fit déglanguerglutir une liqueuranelle feu khomme glace capablisime de casouiller fissure son éclatepoche pininanabulesque de sextase. Sans éjajouirculer le moins d’entremonde, bien escouché.
- Août c’est grande chute coruscante, affirma-t-elle en libérant un aureteillatiqua qu’elle purioblivia de dégoulevasaline - et en Septembre, d’outrebruche point de membramangue. J’entiers plaisir réside en pulsidentité avant l’Intensifemme. Je suis lente, immémolante, lantemère des maréemaures.
Ce qui restait de l’escarpin tomba à ses pieds, tautologiquement machouillecendrifugé. Elle leva un doigt très proche fesse australe :
- On se tait ! If not…
Par prudhanche australe escarpidôle mirapréserveillé prit la relève enbouché.
- La raievolutionelle c’est autre paroxomagnétique. Je suis ta pulsatidivisionelle, justinaventmatines de ces clochesonne mysthairs. J’’’ dilatationelle, brève, deux hookcroche très gravipalpitulles de chamadabada qui projettent hama vaginosatisfaculté sinedié l’ostravers de ta peaupielle.
C’était limpide. Il y avait aussi dans la serre un grand homme qui poussait des hurlevents d’erranérupte vulvecanelle.
- D’octobre, latisombritude point d’atensionelle, de Novembre c’est rochenoire. Inane, Inana. Vanimanille !
Éclectique elle arquefulgura laves nues nerveuse du supplicié, maintenantissant sans compassion ce courrélectrique, cricicrucifiant les Amérindiens du suppliquédoniste. Trois arcs de couleur gèllofigèrent ses paupières. Nevermore pieldelatex, elle dégagea le visage mais ne retira pas la mordazebâillon d’escarpinole. La Marmaramer touteventeuse est toujours proche à qui va jouir mais l’écume dit que Non et sablemplit ses portugoneilles. C’est le résonamille gong de l’orgasme.

Mirabelle ajouta quelques couleurs choisies à propos de Décembre et Janvier. Une gamme à sa façon. Du vif albâtre tirant sur un bistrécachou comme tourdille, des touches de rubican tisonné répondant à une gamme toute faite de rubigineux, rouille, arzel frangé d’aubère, avec en apothéose de l’aquilain acajouté, semé de fauve mordoré. Et autres gris de maure anthracites.

Il n’était plus à même de suivre.
Elle entreprit de l’enduire entièrement de cette grèceontique qu’on utilise pour trairamaure les vaches ailes vétustes. André-François et Priapie ne faisaient toujours qu’un. Ses méridiens extraordinaires étaient activés. Et pas question de redescendre de ces hauteurs pour un banal climasque.
Cette èscorse terrestriale ramonée Mirabelle se calma lentement.
- Ton Qi est optimisé, constata-t-elle. On peut le dire.
Lui la voyait luisante, sous divers angles, lui le Nu sur un verre glacé, Esposito, enducté de graisse et du trèscorce heaume tigrisque. Tous les chemins mènent à Elle, pensa-t-il. Elle, l’inévitable, que je n’intéresse pas.
- Tous les sept ans pour les femmes et tous les huit ans pour les hommes, les méridiens extraordinaires s’éveillent, dit-elle. Elle le regarda fixement.
- Que faisais-je il y a huit ans, seize ou trente-deux ans ? pensa André-François. Aucune ID. Je suis un crucifié. Je vais rester étendu là pour l’éthermité sous le regard oméga de cette sorcebruche avec un sexe aussi gonflé que le passelac du Mont Blanc un jour de peuple. Mon sexe rêve de spéléologique.
La main de Mirabelle s’en approcha avec une lenteur extrême. Il leva les yeux au ciel. Allait-elle enfin le délivrer ?
Plitch !
Il reçut une petite chiquenaude (pour une fois très exactement là où vous pensez).
- Rien ne change, dit-elle très savante. Tu restes comme ca jusqu’à la fin du monde. Elle ne précisa pas que l’échéance en était fort proche.
- Qui es-tu ? souffla le découplé.
- Je suis la Femelle mystérieuse ! Bigbadaboumetcœtera…
Il ouvrit de grands yeux.
- Je ne cesse de jouir, très lentement. Je n’ai jamais connu ça… C’est divin. J’en mourrai, peut-être.
- Tais-toi, petit d’homme. Tu as mis ton temps. Je devrais recommencer. Version hard.
- Je n’ose l’imaginer, fit-il d’une voix mourante. On va refaire ça souvent ?
- Jamais ! fit-elle contente. Ce n’est pas mon genre. Mais maintenant, avant que je ne l’efface de ta mémoire, tu sais au moins ce que c’est que d’être une femme. C’est profond.


Et lent.


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Paris vaut-il une fesse?

Paris vaut-il une fesse?

Texte :

Keelo-È-Ha, qui y avait passé quelques années, m’en parla longuement. Paris, dit-elle, au temps de Dear Henry the forth, valait bien une messe. Valait-il aujourd’hui une fesse? On ne savait plus trop. Il y avait dévaluation du french myth et la fesse, étonnamment, malgré le gâchis planétaire qu’on en avait fait, restait en demande. Renonçant à se faire une opinion sur ce qui n’était qu’une boutade royale, elle fouilla dans les archives à sa disposition pour traquer un mythe, ce Paris fantasme, vingt ans après les événements. C’était une entreprise délicate et elle se compara aux premiers égyptologues entrant dans la grande pyramide. Qui fut Paris? Mille et un poètes l’avaient chanté, un certain Léo l’avait traité de canaille, tous l’avaient aimé et célébré de manière inimitable. C’est là, notamment, que la musique sérieuse avait dégénéré en java et autres accordéons. Paname avait eu un côté porteño et, ironie du sort, c’est à Paris que le tango trouva ses lettres de noblesse, avant de revenir au pays. Curieusement, au début du xxie‑siècle, les jeunes n’aimaient plus beaucoup la ville lumière, son étoile avait pâli. Plus qu’un musée, Paris devint la première ville virtuelle dans l’histoire de l’humanité. On le découvrait omniprésent online, dans des revues et des films qui permettaient de penser que, de la belle époque à la fin du XXème, cette ville avait brillé d’un éclat incomparable. Keelo-È-Ha y passa deux ans, à la recherche de ces élégances et séductions que les Français ont si habilement fait miroiter au reste du monde, mais que les étrangers (provinciaux compris) ne rencontrèrent jamais. Autant se perdre dans un miroir. Cette ville était, de l’avis d’un grand poète (qui avait tâté de mescalito), un misérable miracle. Elle entendit dire que tout s’était joué là au siècle dernier et peut-être même depuis les Lumières, bien qu’elle n’eût qu’une très vague idée de ce que recouvrait ce terme. Hélas, cet ensemble complexe de talents de vies, cet attracteur étrange, ce pattern aussi improbable qu’indéfini n’avait pu résister aux vagues des sociétés modernes et encore moins au ressac du temps. C’était une ville souvent délaissée par les grands vents de la société et - elle le constata avec regret - de la mode. La vie s’amusait plus à Berlin, Londres, Pékin, Rome, Madrid et Bagdad que chez feu les mandarins merveilleux du quartier latin et alentours. Keelo-È-Ha comprit une chose essentielle. Paris existait quand on y croyait, Paris n’existait, somme toute, qu’aux yeux des Parisiens et, apparemment, ça leur suffisait. Le vrai Paris était la somme de ces talents venus de tous horizons, attirés par une légende en formation. Ça la fit penser à la naissance par implosion d’une étoile, mais quand la lumière avait-t-elle jailli? On ne le saurait jamais. On se souvenait des Hemingway, des Fujita, du tandem Dali-Picasso, des origines du Pop Art qui ne naquit pas aux USA comme chacun croit mais chez Iris Clerc, la marchande de vide (heureusement, il y aura Julien). On y rencontrait des Galliano, des Jenny-Halle-Idée, des Lagerfeld et des banquiers juifs squattés par des femmes de ménage, des Cons-Bandits, les sublimes Victoria Abril et Fanny Ardant dont on dit qu’elles jouèrent à Ange ou Démon et, basiquement, tout un limon - chu d’un obscur désastre - composé de ces étoiles mourantes qui finissent dans la vase avec les roses qui y poussent. Charnier ou paradis Paris avait nécessité beaucoup de morts pour être Paris, il en honorait un petit nombre, pas trop, c’était une capitale de l’oubli. On y rencontrait même des Français et des gens de talent comme Vadim (ce fabricant de déesses éphémères), un d’Ormesson et un Boulez, or l’un était russe, le second de souche et noblesse terrienne et le dernier plus provincial que Bonaparte dont il affectait de copier les manières. Le tout Paris transnational, au cœur de L’Europe, s’étendait des Champs Zé et du quartier latin aux divers Georges‑V et autres Ritzies, sans oublier les sièges des médias où des apports de sang neuf firent merveille. Keelo-È-Ha parcourut avec curiosité une Avenue Aure Atika, une impasse Djamel Debbouze et un quai Mouss Diouf, un square d’Ormesson et une ruelle Catherine Mollet-Cul. Ces chroniques du Tout-Paris transfiguré sont fort anciennes, d’avant les événements et n’ont probablement rien d’exact. De récent, on ne se souvenait que de St Jacques Chiraques qui avait eu l’immense bonté de révéler au monde la vraie face des Américains. Il avait enfoncé une porte ouverte : on lui en serait éternellement reconnaissant. Tout ça n’avait plus rien à voir avec le fantasme de la belle: Paris l’escroc et son parfum menteur tant recherché. Il lui fut aussi difficile de trouver un Parisien ayant grandi à Paris qu’un Suisse s’accrochant à l’Helvétie. Et les Neiges d’antan, les amants mythiques? S’en étaient-ils tous allés avec le soleil? Elle en testa quelques bons mais point de délicieux. Elle chassa un certain Rocco Zifrelin de Rastignac qui avait fait parler de lui, mais il s’était enfui en Californique. «Cette quête me dépasse», se dit-elle, «pourquoi m’y suis-je impliqué avec tant de passion?» La question resta sans réponse. Si Keelo-È-Ha avait eu une formation universitaire, elle eût pondu une Genèse des mythes gaulois tardifs, une Origine du mythe de Lutèce ou un Des Fameux Fantasmes français pour expliquer l’inconnaissable, ce qui faisait que, longtemps après la fin du monde, les gens adoraient encore une infante défunte. L’âme française survivait mais l’ex plus belle capitale du monde avait été enculturée par les Américains, comme le reste of us. La tour Effel qui, comme chacun sait, est une idée de Maurice Kœchlin professeur au Polytechnikum de Zurich, bandait mou et se prenait pour la Tour de Pise qui fit son ultime révérence en 2009. Il ne restait somme toute qu’une phrase d’Albert Giraud, Schœnberg and Associates pour évoquer le Paris des rêves: «Ô alter Duft aus Märchen Zeit». Sans oublier la célèbre question d’Adolf The Wolf, ancêtre du nazi américain Paul Wolfowitz (ce type qui trimballe la gueule d’un Robert Hossein qui aurait mal tourné): «Paris-brûle-t-il?».

Paris n’avait pas brûlé. Mais valait-il encore une fesse
? Rien n’était moins sûr. Keelo-È-Ha décida d’oublier Paris et de muscler les siennes. Un futur postérieur valait somme toute mieux qu’un passé décomposé.

J’étais fascinée. Si sommaire que se montre Keel’ elle en savait mille fois plus que moi sur cette capitale de la douceur. J’étais pendue à ses lèvres, je l’aurais sucée, corps et âme. Sur quoi Briscow revint, les bras chargés d’offrandes, et on se dirigea tous vers la cuisine.


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Le syndrome de Béatrix Viterbo

Le syndrome de Béatrix Viterbo

Texte :

Ernesto le Cubain avait été fort épris d'une certaine Aline, une cousine de Josefina dont cette dernière avait utilisé le prénom pour sa grande expérience virtuelle sur Internet. Dans la vie courante Ernesto, qui voyait cette femme et ne la voyait pas, elle se dérobait, allait et venait du Mexique à l'Europe avec une inconstance bien travaillée - c'était une femme erratique dans tous les sens du terme - se trouva en proie à des obsessions grandissantes. Il la lisait dans la vie courante, surtout quand elle n'était pas là. Il eut un choc d'adrén(Aline) en changeant les batteries de son portable. C'étaient évidemment des batteries alc(Aline)s. Il se prit d'un vif intérêt pour une histoire de détournement d'avion (des Cat(Alina) s) et s'aperçut qu'il avait eu lieu à proximité de la presqu'île de Sakh(Aline). Quand il téléphonait aux USA il demandait " A line ". Le destin fut assez cruel pour qu'il découvre non loin de son domicile parisien une boucherie chev(Aline). Il acheta par erreur des boules de napht(Aline) et consulta sur Internet toutes les Aline(s) ou Alina(s) pour s'apercevoir avec horreur qu'il s'agissait dans l'ordre d'une banque russe, de réseaux de putes et de quelques malheureuses qui s'étaient offert une homepage. A gauche comme à droite on ne parlait ces jours-là que de St (Aline), il se sentit trompé par les signes, il lui poussa des cornes(Aline)s. Il tenta de traquer dans ses textes tous les Alin(é)a(s) pour les éliminer mais c'était impossible. Chose étrange il supporta l'existence des Aline 3615 et même d'Alina Reyes dont le livre " Lilith " l'avait pourtant consterné ; mais je dus quasiment l'envoyer en réanimation quand il découvrit que Lord Byron avait tenté de souffler une Alina à Schopenhauer lui-même !

« Nous nous promenions sur la plage du Lido Alina et moi, lorsque nous entendîmes derrière nous le trot de deux chevaux. Nous nous écartâmes et Lord Byron passa devant nous avec un ami. L'incroyable beauté de sa personne, le regard pénétrant et voluptueux qu'il lança sur Alina, l'effet visible que ce regard eut sur ma jeune amie me firent comprendre que la trahison était déjà potentiellement sûre. Le lendemain matin, je jugeai donc plus prudent de chercher refuge à Padoue ».

Bien entendu il connaissait la chanson Aline mais il crut avoir tout compris quand il opéra le rapprochement entre cette fille-swap (une espèce de femelle qui opère de brèves apparitions et disparaît désagréablement quand les choses deviennent intéressantes) et le diable sous sa forme féminine, la M (Aline) même si les gens de bonne éducation l'orthographient m(Ali)g(ne). C'était l'horreur et la frustration. Il pensa lui offrir le mariage à condition qu'elle change de nom. Je lui objectai qu'elle pourrait être C(Aline) mais ça ne le soulageait pas. Pendant cette obsessionnelle période il reçut régulièrement des téléphones d'un certain Delcourt qui " avait quelque chose à lui rappeler " mais ne le reçut point, en quoi il eut inconsciemment raison. Peu après qu'il se fut extasié sur le nouveau pendentif de Josefina qui était une fort belle pièce de tourm(Aline), il me fut difficile de lui cacher la parution d'un petit roman virtuel dont le protagoniste (homme/femme) se nommait A(im(lin(E))[C2] le sexomorphe, c'était dans l'air du temps ! Il parvint au sommet de son hallucination dans le vingt heures de TF1 dont un réalisateur se nommait A(s)line et surtout quand, écoutant Hijo de la luna de Mecano, il fut certain d'entendre la chanteuse dire " c'est l'ApocAline ", mot qui me plût et que je me suis approprié. Les mots espagnols étaient en réalité très différents mais on pouvait les entendre comme ça et ce fut la preuve que l'homme amoureux " décode le monde comme un fou " pour le faire correspondre à sa vision. Je lui portai l'estocade finale, agacé je l'avoue par le trop d'importance qu'il donnait à une nana, en lui rappelant que la mythique maîtresse d'Hernan Cortez, tour à tour traîtresse nationale et héroïne mexicaine s'appelait la m(ALINE)chi ou autres variantes du nom qui tous hélas contenaient de l'Aline ou de l'Alina, laquelle n'était autre qu'une grande banque soviétique. Il envisageait de se finir à la Mezc(Aline) et je me préparai à faire dire une messe(Aline) pour le repos de son désir quand l'illusion se dissipa et il se trouva face à une jeune femme assez ordinaire qu'il ne reconnut pas. Il avait bien eu affaire à ce que l'on appelle ici une fille Krak. Fin de passion, point à l'Aline. Son histoire est drôle mais les bases en furent réelles. A mon avis il avait succombé au syndrome de Béatrix Viterbo. Lequel provient d'une loi étrange qui dit à peu près ceci : l'attraction que peut éprouver un homme envers une femme est, sur le plan de l'illusion, d'une part fonction du facteur de projection masculin (imaginaire, fantasmes) et de l'autre proportionnellement inverse à la définition de cette femme. La femme peu définie, poreuse, celle qui permet et absorbe les projections masculines peut ainsi prendre des valeurs considérables dans l'imaginaire masculin.

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Colère de Rabinovitch

Colère de Rabinovitch :



On entend toujours venir les femmes et les chevaux

Rabinovitch ne me mâcha pas ses mots. Il me balança ce qui suit en francomex sans même reprendre son souffle:

- Ay, ayayayayay, tou vois, tu voyvoyvoy mon Jack, ben benbendito Jaquitito tou vois bien toooot’ la peine que yé me suis donnée, ohlalalalalalala ma qué horror, qué mierda, que puta horror yétédipa, tooo ça poooor kilmelefassamoi, too sapoorsa, how
! wow! wohooooo! Yé pense qué tou va sentir ça tooooute ta putain dé vidad encore qué con Flavia, Favienne, Flavienne bonne Aryenne, chienne programmée dé lé Enfer ta vie elle risquait de estar ser corta mais tlè dolorosa, yé vai loui dire dé té faire dourer longuement tou sais? brèffe t’es oune peine de cœur, le pen de mis erecciones, oune peine totale au penthotal que dé mé faire ça à moué, yétélédi si tu vois cékéjveudirr y tes missions amigo? foiradas verdad? tanto ké j’en sniffe oune ligne, j’en sniffamort, yé mords aldiente, point virgoule t’haa bzzzz, toumérate lo primordial kécé l’énergie et ensuite touméloupé dé mettre les fams a mis pies? madonna dé mierda que yélézencoule les fammes, GOD cash lépacomptant lui, cékéjveudirr céké ça me reste plous délé palabres, yé me mordazache, j’estouffe d’énojo y dé la rage légitimâle, l’est moins nullo qué toi cette DSK y su silver cabello quien se tapè la femme dé Ménache el pintor en la casa de mi amiga Sophie Tell, tou sais qué ici la mierda francese elle tient ouna deuda de sept mil cinq cent milliards délé eurozes, sonpafoutou dé dire trillions les cons, snifffe amigo kécé du bon, GOD il sait plou où il en est yétélédi y los demas yélézencoule, ha! encore oune ligne porfa! qué contigo onnaplou l’énergie atlante ni m’aime GODE qué yé lé trouve même pas dans les saxoshops, ademas yé perd el oro dé los alquimistos! escucha, moi yé souis tellement bon avec toi, mais la pinche vieja Flavienn Heil va adorer tout ça porquétouméfé lé coup del féminismoen plous? es tiempo de los bilans Jack, lé tien il est carême pabon, ellvatélé faire payer muy caro sabes? todo esté amor que te habia mandado por correo recomandado lo echaste a perder en tu vastitudinale connerie, tapavu que mes cygnes hauts, mes signes dé foumée ils montrent à quel point tou va être pouni, touté grave méconduit, el Rabinovitch mayouscule il est fâché, il s’enfade, il loui donne carte blanche a esté peligrose salope, Voui, voyvoyvoy mon pétittititio que yé sens la boue qui lode elle monte alrededor de toi, tapavu, téfoutu yé vai lâcher ma chienne dé la guardia sour toi, pas la pétite Alonso, elle est bien Zantille, mais cette Flavienne qué elle arrivé directamente del Enfer, remarque que ta sous-France elle va pas me rendre toucékétou m’a fait perdre mais kanm’aime yé vais aimer, yé serai là, yé vais assister à tout, regarde la joupe dé cuir comme elle se tend y kom elle s’entend, ayayay y sniff y vhouivouivoui yétélérédi, yé sé pas por quel bouhhhou, bouhh sniff beuhhhh té prendre pour tésauver alorské, poooor toi j’aurais plongeaillé dans le caca hombre de lodo per todos los pechos, viré lilo et maricon, tous sérai pédalomme késacésur, ahhhhhhrrgg j’estouffglue d’été le dire, yélésé, Feughill, il veux tévoir agoniser, pourluitouséra lé christorrékrucifié, el gran archipel, çui qu’elle archipèle… vu kelvatéséché la peau como jamas y té pétélaboitàkaka, toumafoiré lAtlanteénergie y la réconciliacion avec GOD et voilà qué con la gueule enfarinée tou né trouves rien dé mejor quédéfoiré lésékret de cette pedra maiyque kéméfébandouiller y qué elle transforme el plomo en oro, ellvatélé fer payer carisimo, pense a GOD y a son fiston qué oun jour il a surfé sur l’eau à Agua Calientes ou à Monacolafrime, avec oune ligne de dope remarque j’en fais OTAN (en emporte le Levantin) Harrrr, harafata, azafata je defconne señor Des Ombres, je defconneconne yélésé mais otantélédirr de souite y’a plus personne para sauver ta cabeza de mierda, ma cékoikita pris, yé veux savoir! Rabinovitch il était plou là, c’est vide dans son cœur maraviglioso il avait toooout tout essayé mon pétit, bazar y coincidencias, on peut pas plaire à tout le monde, on était pas couchaillés ettévoir même si lé tout Paris de los imigrantes il en parle, ces frances sont d’une saga cité loca yétélédi et notre très fabuleux destin cékéléniches, les miches, les nichons, les corniches et les sauf Itelles sont terriblémenté vides de sens, de fric et surtout de GOD. dépuoui kéla police éméricaine elle l’avait embastillé, yétélédi qué il devait travailler pour nous parrsske merde quoi notre Oracle il était le dernier qui Le traitait bien, puta madre qué? le dernier qui Loui consacrait tant de défilés, qui proteste contre cette chingada de puta de Madonna Gaga la gringa recyclée quand elle parodie ses santas mises en cène et tou sais quoi? on était sincères nous les machos d’Orakle, plus dé Sarkrocodiles dans les égoutailleurs, plus de socialistas kédélafesse nationale de puta qué même les filles de la calle Elysée elle méritent plus ce titre por comparacion, guac! passe-moi le mezcal, vite, ni oro ni plomo y no Atlanta formula y elfeminismo comme cadeau? ça mé tue, ça mé mate (j’adore) et le présidentSarkituri en personne il sent le thon pas frais etsitou vois cékéjveudirr Feughill il veut qu’on retrouve GOD avant las elecciones,mais God est pas là cétafôte cétakatafôte cétatrègrrrrandefôte, DesOmbres, mon niñito lindo et querido, yétédis que Amen y Hey Men! si yé té laisse à Flavial Gavial t’auras besoin d’ ouneligndécoque etké sij’ai pasrétrouvé Celcius, si Tomorrow and 2morrow and Toomuchmorrow se font la mâle lé sévicesecret qui contrôle ce pays va laver le singe mâle en famille verdad? alors kon dise kéyésouis endormi et qu’on me ramène ici, sisi, sisisisisisi et lalalalalalalla voilà quoi! fais-moi une ligne de coke, voyez pas que j’défunte como une infante que se Havana? mais quel con ce Jack je vous dis pas, céouneSuissaga, de mis co-bip- (jones) ça vient cette ligne espèce de fumier? je vous dépose, je vous entrègue à l’horreur femelle. je téfé exécuteur de mes testicouilles lesquelles juskela se portaient bien, raides mais utilisables si tu vois cékéjveudirr, les tantes dé l’abbé haine Pé vont se shooter le cul à l’extasique porque elles pansent qué sans elles cette nation va noulle part, elle est au bord du gouffre et, comme les Chuiches (nos trésoriers chéris depuis S-Alinas de goutte à goutte) elle fera un grand pas en avant, alors oui, ouiouioui, plouff vous l’avez deviné, quelle sagacité chez vous mon petit Des Ombres, vous allez m’arrégler toooo ça en vitesse et pas un mot à esté matrone sèche qué elle branle el effe aime Hi, les femmes font chier, le Présivore me l’a fonquirmé, euhhh forniqué, quoi? faut ramener cé secretos de gré ou de fuerza, essayez l’amour il paraît qué GOD en manque mais prenez quand même une paire d’esposes avec vous, de l’eau bénite et une photo réaliste de Jennifer Pesos dite Le Pèze tambien dicha El Culo, elle tapine pour la une aux champs zéééé, après vous filez dans les terres brûlées, dans l’aride Zone A qu’elle était pas loin d’Oracle, et oublie pas de préchauffer la puta aux ongles rainbow qué elle va s’occuper dé vous, Flavia Tantala , elle séra oune tête chercheuse pour repérer vos énergies et les suçailler à mort quoi? vous avez dit quelque chose? nononono lé GOD d’absence il est plou là que ma volonté soit faite Chez Feughill comme sous terre, ici, chez les damnés, yé beau gagner des millions dé millions de dollars dévaluados yé trouve que les Tantales girls elles étaient mieux rétribuées au terrorist management, yémésens si fragil et voilà kéça repart, je pleure, je dépleure et je déplore, au fond, Jack mon lindito, yé tenais l’étoffe délé Paco d’Assises, ça se voit non? Yé peux pas me passer de toi, c’est ma connepassion ké elle est pas comprise dans cé pays de conions, yésais, mon style il était plous ce qu’il estuvait mais d’oune part quand yépansecéké cette mujer vatéfaire, yépète los plomos Ayayay! Jackpot mi cariño, mira si la boutanche de mezcal elle était toujours là ça adoucit la coke sino une triple trago de Tequila, pas votre salopérie de Cuerva de Oro, dé la Herradura pour hombres, j’essouie mes larmes et tou vois ké là sous mes dossiers reptiles, sisisisisi plous à droite, y’a oun vieux gramophone que j’ai trouvé à la Lagunilla, en passant file un gramme au faune il en a besoin, z’avez déjà vu un B52 voler sans téquila vosotros? yélépayé oune dollar, passez moi ce vieux 33 tours qué on va se jouer l’hymne nacional con el requiem de Mozart, porque ça attire ce GOD qui nous entoure, Notre Père démissionnaire, Notre Père permissionnaire, notre Paire qui en peut plus, Notre Impair de France, bref vous là-bas au fond, yété charge de nous ramener GODE vite fait, ramenez-lé à la raison et à Oracle après, notre grand projet ne sourvivra pas sans Louis, on a tout essayé avec Fluviale mais on peut pas s’en passer, c’est ici qu’on L’aime, même si on L’a un tou petit peu exploité, vaya mon pétit je-ne-vois, je té vois té diriger vers la porte? Vous préférez pas attendre la Tantale? C’est votre ultime souplice, un peu beaucoup salissant yétélé concède mais tellement Trin! Peu importe, choisissez votre mode d’éjectionculation avant ké esté Flavienne ellléfass pourvous, Oracle vous regarde avec fierté. Cuidado la policia elle protège les mujeres actuales dé nuestros deseos tan simples, echa una mirada de mas a los pies y ya el carcel, encoulez oune fétichista y’en plein cé monde, faites ouna denonciacion de abouzedésex contre cette DéesseK c’est dans l’air, toutes les chicas frustradas elles s’y mettent, cékéjveudirr céké los gringos ils ont puesto la torre eiffel en su culo pero ça Tantale elle téléfera détoutemanera yétélédi, encoulassez oune o dos dictador ça manque pas y sont soldés ma né dites pas d’où ça vient, ça ferait désordre, cé, cé… les mots me faltent, sitouvoi cékéjveudirr, y para entender todo lo qué digo attendez oune ou dos chapitres, yé sais que mon style il était pas toute à fêtes ce kilfô mais tant pis, j’allais oublier, voici le portable déla Flavienne et la taille de ses chaussures, du 37! las mujeres qué tienen el 37 a los pies, y alla sedice 3, elles étaient sexfantasticas y jamas lé destin d’Oracle n’aura tenu à de si petits pieds, j’attends de vos notices! vaya con GOD amigo cariñoso, vaya en paz mi fils! dou haut de nuestras pyramides, d’Eiffel et du Soleil, GOD y Feughill ils vous contemplent déjà. Et n’abusez pas de votre note de frais, eh?

Qu’est-ce qui lui prend
? fis-je admiratif et ébahi.
- Il vous reproche d’avoir raté vos trois missions et va vous livrer à Flavienne.
- Mais cette incroyable manière de parler
?
- Oracle est aussi en Arizona et donc tout proche de Nogales, fit Caryl. Cette diarrhée verbale n’est qu’un effet mexicain. Du collatéral banal.

Je perçus alors le rythme divin de talons féminins, la plus douce musique percussive à ceux qui vont mourir de désir. On entend toujours venir les femmes et les chevaux. Z’ont des sabots. C’était peut-être Audrey ou une fille de ma vie qui venait me sauver
? Calme bloc de sexe ici-bas chu d’un désastre obscur, c’était, ce fut, ce serait Flavienne.

- Ce soir, huit heures, Royal Monceau, sourit-elle.

se laisser guider par une joyssance fluviale : Tema

Ô fluentes accoures ternelles,
riveauxfemmes Usurdelmar Or et déesses,
anciennes en déserrances para septvoltes
comme halune hespéralunion.
Demandacri
! Ô sea duredupe
4 Eve y Errin révolte primevière
en fin dE landemar ainsi luminorelloses,
vous n’alliasez sourcelles
que daimjuppes des corrides féliesmarines autant que désherbes fauniloques. Dellêtre sont taurressentiel courrages abandescentes.
Ô vokalliage, synautourelles enfiel,
l’herbosubérance olilliy rencroquemitoufle
anetoutes daysiesbelles halunes à muscenfouies.
Héïa… deltabête béazague d’irse
comme d’unfun franchirindiff l’apure sourecière sournulle s’éfiléfiloche hérencealtide allattentive auxies
magnes sousalopes titillarisées ès preuvenante, déchirues fauniluques “une” auneforce des prymitivachymies,
cellalège sooulunique pieuvresquive gilgagéante alattentive. Oh
! Ishtarre estoile prime
Toi grymoirie qu’hiver cadence entière
fractalescentes aux York Memauriallées
d’altitudinesques (h)ospistallitudes?

se laisser guider par une joyssance fluviale : Tiradelle 

Conscientuelle du frôlepéligre
elle fit déglann’glutir liqueuranelle
feu q’homme glace capablisime de casouiller fissure asson éclatepoche pininanabulesque de sextase.
Sans éjajouirculer moins d’entremonde, bien escouché. Août c’est grande chute coruscante, affirma-t-elle libérant un aureteillatiqua qu’elle purioblivia de dégoulevasaline et en Septembre, d’outrebruche point de membramangue. J’entiers plaisir réside
en pulsidentité avant l’Intensifemme.
J’este lente, immémo- lante, lantemère des maréemaures. Ce qui restait de l’escarpin tomba à ses pieds,
tautologie machouille cendrifugée.
Elle levadex un doigt très proche fesse australe
:
- On s’épure! If not... Par prudhanche escarpidôle mirapréserveillé prit le rôle ève enbouchaillé.
lasse raievolutionelle septôtre paroxomagnétique.
Je suis ta pulsa- tidivisionelle, justinaventmatines desses clochesonne mysthairs. J’’’ dilatationelle, brève, deux hookcroche très gravipalpitulles de chama- dabada qui projettent hama vaginosatisfaculté sinedié l’ostravers de ta peaupielle. C’était limpidamar. Estabe tamObien prizala serre un granthomme pulsatant des hurlevents d’erranérupte vulvecanelle. - D’octobre, latisombritude point d’atensionelle, de Novembre c’est rochenoire.
Inane, Inana. Vanimanille ! Éclectique elle arquefulgura

se laisser guider par une joyssance fluviale : Coda

Della nomenclaturaque Je périclite, décline
l’herbosubobéranse En carabobine eaufluidyk
d’Overgnâmes hérétika par desexistir
! Jamiesans lustrelaver lasses pognorifères pargrâcieuselle de roche désertutelle fait pissaduire au litsec et Magdelaine jamaizes demainnemeure privaillantelle fréquences fortagyles à trader la putaingofor de ses ordicardinateurs d’épure frayanteur. Surraime In the name of Magdelaine Annabellee, dameimpie Everliving qui me dérrive selon nocexcellente méduseallante.
De Maurecellâme partituriante cul mule
eaunimbesque profondelle d’embusquirre
s’étonneaufort courrirvortex catamarrante
seul faitgino fouine fréquencielle
Blette et filandrine O glaivadmise,
postaradez nouestrasses oiseailles exigeombreuses d’azinuts quels sont aisances de trouillenduire
vous êtes le frelongel allonge de Quinte Vierge,
l’in animamotrice serpentiluche et son pardonicole d’essay
!
Etre enfin radio… La voix d’else doulcefille
son teint frisson octaviané… Je m’escaramuche
Il faut pourdirre le tiercemonde être réceptheure clashamaudity de Ste barbafréquence regredansante
haie de leurrelit quinteaularge
konicôneesque, grandelle désesperrance
de sixte maripanade pougnate aux pois.
Ô vokallège des vaguamers synautourailles
sels plus enfielles…
Demandacri
! Sablefemme ! Sablefille !
Blénidouxla gueuse ! Détourejambe de
ramblas liés, j’aberrevoque eauflux des testarosses réassurées
l’airveilleuré d’un mipied
d’estalle o phalle,
Ô présidentelle convoquatrix aux désirs fibules,
reluis pleinsol tout brillant
luiluiluiLui,
soit nos vies en marches des roys,
nos codes évidés, nos ré mineurs sur l’auragane.
La haute-contre des briserivages triomphe et défaillance.
C’est Grècerrante fistule le doute
Goldman, les deux Jean-Jacques sont emmargelle,
Oh? les corbeaux croambulent
Ampères hâtives. Assasinoze pleuvine.
Demandacri! Demandacruelle! Tout repairemètre pour celui-qui-va-échangeferrer, Vodoo Monsire, Lui d’évidaillanse Montsignaire de SaintElmet.
Desexistir… Tes Bibles affessent sans défaut,
C’est la plénibule des oiseaux de croa
Mon fils fumelle neiges eh? Revolucion Adamnow.
She noze, chichi nozes porrendrère O pair
Conviennabbale demastroubailler DieuVitreenclair faitenfoutre gênôlabîme Lacastillan chez mortéméricains, perdonaccord des rivesfemmes toutesvoltes, folleanuit jamais n’errent 3 cuirs à descupire chélo maripanade Gebura. Kafkadministra, ni même aterre gaulepasse de gloirancienne. Leur cheveluraille embureaucrazy c’est micraimable, vigilantille, hostilitude, mesfianteuse descompuesta fuerte de préphosphorojugés. Les estrangelles et pauvres de Christotanté n’y asrivent jamay bienvenus. L’acteure d’escrirmamour, selon nocexcellente
quand il spagnôle.
Usurdelmar, waves
explossibles halondes de marinales
O Oh Ohoh verbumprince desétoilé
pensabelle princeprincipalle chimieagain
trouilleangel c’est fortange de glosolaliesque
Je t’adjure hamon héliocours sans luzsainte desvanecemos
rameheure et ramoine tangerine
et toilesmouilles arraignes de lucides flammelles
wonderballance de milagrille
je coursive je…
itinérant laveilleaubère
fractales démâtées connues allattentives
Demandacri
!
qui… coupellesallée s’accomplitcoupliqué
ende constellamar odieusemontée
sans vieilleveille carofonde
ces sisimplessuranglesses
surêtre conne roquefonde color
sonspôlephoniques, Haluim fuguenrêverie,
q’hom évafemmeniprésente
savent gromelleforces dictaillées
Amercis d’Einfallacieux calmar.
De mon hérémance panofatigue j’encourdemeures suffessamment le prévucoq
Encre! hanvie me canonisarem de bec,
aufroque de ces climénoles;
que je desdouanège en gel un nègreffort,
jm’improrécite d’averses mantras de circonstance,
je deviens - ça duèle - invisiblune,
commune, qu’onformel, conramage
courramagicienne en solfatal
soufrenonce, jaunelithère et jeunesexcessivale
fugasses enjambes métamorphiques
plusorientées que plumadieu
mes quelques tranchemots
de Joseficuirna, à Roissyrouilles,
m’avaient Sagedame As d’envolacrabe,
rendu tout jour à bravérienne comprenellitude,
Kah’arrivait-il à Serpenthelme
?
Il implosait
? Était-ce dilugrave?
Elle n’avait pas vouljulanuit m’en cabezatester plus, JackDesOmbres en devoirelle, irra méprendre le premier jetoureject de fluidaflaque pour LadyGotham, elle ne viendrait pas avec moi.



Rien n’est dit,
ceci n’est pas une messe.
Ce n’est que bruit.


Le sperme est-il maure?