Trilogie I, livre II

Orphée 2001
Op 3
(Les Culs, une promenade parisienne)


Orphée-2001


Quatrième de couverture


C
elle qui avait terrassé l’Amérique, Oriane Park, nana, théologienne et assassin, disparue dans une explosion sexonucléaire est de retour! Elle embarque Lecoq dans une épopée tibétaine haletante et ils font la connaissance de Drupka Kunley, un saint tibétain qui pratique la dérision féroce.Trop humaine, elle ne ressemble plus à Kali la douce. Et Dieu s’est absenté, le collage des Univers n’est pas impeccable, il y a des glissements de réalité. Le Coq se voit projeté dans le Temps et l’Espace. Il y rencontre Maria Callas et Tsorne la femme en colère, déjoue le trouble jeu des Suisses qui manipulent les Américains, tombe dans la bataille d’Iwo Jima, vole un Raptor et devient le père de Dieu avant de finir seul, face à la tempête féminine et de s’expliquer devant le Conseil des Femmes sur un thème rarement traité en profondeur‑: Orphée 2001. Écoutez surtout ce que dit Profondeur, la femme divine.Fréquence Femme II c’est aussi une promenade dans Paris, au rythme dansé des fesses d’une inconnue qui lève le masque à la dernière ligne d’un récit aussi inspiré et original que On a volé le Big Bang.

Ce livre a suscité diverses réactions. Son titre est faussement provocateur. En réalité il aurait dû s'appeler Orphée 2000 et le passage dans lequel Jacques parvient, dans l'esprit des récits de Castaneda, à geler le temps à Ibiza est d'une spiritualité impressionnante. JG est finalement un personnage pudique

Réactions :

Guillaume Chenevière : (Au sujet de : Orphée 2001 (Les Culs)) : Je me suis plus amusé dans le Big Bang, mais [......] ce livre est d'une verve confondante.

A propos de Fréquence Femme I et II :

Les deux premiers tomes de Fréquence Femme, j'en ai suivi tous les rebondissements, de points d’exclamation en points d’éjaculation jamais précoce. Ton cocktail James Bond d’Ormesson mêle l’action ébouriffante à la méditation scientifique et culturelle de belle envolée, les plaisirs bien sentis de la triade érotique aux accents également sentis de la Trinité théologique (cette confusion des quêtes sexuelles et religieuses doit être un trait romand, puisque tu la partages avec Jacques Chessex?), le tout sur une partition musicale qui passe sans solution de continuité de la variété caressante à une austère profondeur.

Au pays des nains de jardin, tu nous offres un ego trip en trois volumes et en quatre dimensions (au moins) avec une liberté, une rapidité et un rythme qui devrait faire bouger les culs les mieux assis.

Tu nous promènes du Big Bang à la destruction symbolique de l’Amérique, que tu as imaginée bien avant les auteurs de la tragédie 11 septembre et dont tu as fais une histoire de sperme et de poésie, pas de sang et de jalousie. Tu joues des présences et des absences alternées de Dieu et de son Fils à travers une polychromie théologique à y perdre son latin d’église. Mais ton fil rouge –ta basse continue- est toujours la Femme.

Tu es politiquement infréquentable puisque tu nous invites à regarder les femmes comme de magnifiques objets– culs sublimés, jambes mythiques-, mais tu te sauves in extremis en révélant chez tes héroïnes une volonté, une énergie, un extrémisme qui te laissent à la traîne… Tu as beau te diviniser, te parer de toutes les plumes du Grand Pan, elles sont plus fortes que toi et c’est elles qui mènent la danse de ton Univers.
Divine surprise, tes livres conjuguent les exploits rêvés d’un pilote d’avion surdoué et ceux d’un navigateur multilingue. Cela nous vaut l’invention d’un vocabulaire inédit, qui n’est pas pour rien dans la séduction fleuve de ton roman.

Tu annonces que ton personnage, c’est-à-dire toi, meurt à la fin du troisième tome. La belle affaire ! Tu es bien capable de raconter les aventures d’un Coq virtuel ressourcé dans l’infini, dont on sait aujourd’hui qu’il ne signifie pas grand chose. Antenne à mesurer les fluctuations de l’esprit du temps, curieux de tout et surtout du contraire de tout, tu as bien le droit de prolonger indéfiniment le plaisir que tu as commencé à nous donner en partant de si loin dans l’histoire du monde !

Je souris, mais je sens que ton troisième volume sera plus sombre que les précédents, ce qui ne fait que stimuler mon envie et mon impatience de le lire? Comme les ruptures de ton ne te font pas peur, je termine ce message malicieux sur une note grave : je m’envole pour le Gujarat doublement endeuillé.



Tu es du reste la preuve vivante que la production littéraire d'aujour'dhui
transcende le genre classique du roman. Ce qui reste valable, c'est la définition
d'Aragon : une machine a rendre compte du réel dans sa complexité (le contraire
du journalisme).